04/07/2016

First week in Australia : house hunting, penguins and a lot of food

Hey !

What a week ! It feels like I've been in Australia for a million years but I still don't especially feel at home. It still smells a lot like holidays (but like, a bit of a shitty holidays because I spend a lot of time doing boring things like house hunting and else, instead of visiting).
What did I do last week ? Mostly inspecting houses and they were SHIT. Actually one was great and I applied for it, hopefully you'll hear about it in the next article. I really hope I'll have it. But if I don't, I'll just ake the most of it and transform a SHITTY room into a comfy cocoon. 

I am not used to Australia and it is a bit hard for me to envision Melbourne and how to visit it. In Paris you can walk straight and see monuments and churches and things and stuff, because everything is nice to see and to visit. But in Melbourne, everything is so big ! You can't just wander and wait to see something cool (it would take a freacking long time and you'll have to walk a lot). If you know what you want to visit though, you can take the tram and go there very easily, which is good but I don't really know what I want to visit yet ;-) (ALL THE THINGSSSS, WOOO).
I'm just waiting to get used to things :-) I take my time because I will be there for a while.
Big thanks tho to my new real-life friend Amy who gave me a very cool card game called 30 things to see in Melbourne, which will be very useful !

So last week, yep, househunting, but I also registered for the computer driving test in VicRoads (the Road administration in Victoria), and the exam is tomorrow morning !
I also met some of my internety-friends in real life and that feels very great to finally see them. I feel much better knowing I have friends here !
I took the tram alone (whoa, success !) twice and also went to see the penguins at night. It was great to see animals in the wild, it doesn't happen to me so much in France.

Today, I'm going to the mall alone (again, I hope this will be a success) and I have a very big road to cross, hope I won't get hit by a car!
Tomorrow morning I have this VicRoads test and on the evening I'm going to see my first Birds Robe gig (The Fall Of Troy, Closure in Moscow, Meniscus, Osaka Punch). I can't wait to keep meeting all those people I used to talk to online and also all those bands I love in their natural habitat.

Big love in Australia, I'll share it with you !

27/06/2016

Winter is coming

How accurate is this title, I know right!

So where do I start? Today is Monday 27th of June, around 9pm and I have landed in Melbourne, Australia two days ago!

The first thing you'll notice whenever you come to Australia from overseas is the weather. Australia is Southern Hemisphere, yep : it's not like home. June to September is F-R-E-E-Z-I-N-G C-O-L-D. And I guess the deadly hot weather from November to February is just as confusing for us people from the other hemisphere ;-)

So one of the first things I've done was going to buy a coat and thick boots and cried about how cold I was ;-) nah seriously.

Australia's beautiful. It's nature everywhere. It's clean. It's new. It's nice. It's OVERSIZED. But it's cold in June.


For my first day here I visited Saint Kilda's beach / pier  and today I went to see my Uni, Monash.

I got many things sorted already : bank, phone, transport card.
Still need to find accommodation, a tough one I guess.
Also, to get informations about driving here.
Finally, of course, meeting all my Aussie friends.

I look forward to it.

Have Melbourne ! Cheers <3


23/06/2016

C'est demain ! Tomorrow !

Cet article est en français.

English : This article is in French but I'd like to add something for those who don't speak this language. I'm currently laying on my mom's couch, supposed to rest as much as possible before a 24 hours journey to Australia tomorrow. I want to say I still don't really understand what's happening to me. I'm not really scared or happy or anything. I'm just feeling very far from all those events. Maybe tomorrow at the airport, my mind will finally process ? For now, I'll close my eyes, and have a few hours of sleep.

Do not go gentle into that good night. Rage, rage against the dying of the light.

Bon, ça y est, c'est demain. Super tôt et tout. Le grand départ. J'écris cet article pour vous, pour vous donner des nouvelles (ça fait un bout de temps, non ?) et aussi pour moi parce que j'ai envie de me souvenir de cette dernière soirée avant le départ. Je sais pas trop comment décrire ce que je ressens, je sais pas trop ce que je ressens. J'ai trop rien en tête. Je suis crevée et j'ai une piqûre de moustique qui me gratte. Mais sinon, j'ai pas envie de pleurer, j'ai pas envie d'annuler, j'ai pas hâte, j'ai pas peur. Je suis pas sûre d'être détendue. Mais je vais pas trop mal.

Je suis actuellement allongée sur le canapé, chez ma mère, à côté de l'intégralité de mes appareils électroniques en train de charger, et je me demande ce qui m'arrive. Je sais pas trop. Je devrais dormir avant ce long voyage de 24H, mais en même temps je dormirai sûrement dans l'avion.
Je réalise pas. Pas du tout. Mais bon, on verra demain. Je réaliserai sûrement à l'aéroport ? Ou dans l'avion ? Ou au Qatar, pendant l'escale ? ou en arrivant en Australie ? On verra.

Je vais réaliser mon rêve.

Bordel.

25/05/2016

Bon beh "re", La Sorbonne ..?

Quand y'en a plus, y'en a encore... dirait la version beauf de moi-même.
Y'a quelques jours, je me la racontais "Bye bye La Sorbonne", "tchô les nazes", "Veni Vidi Vici" et autres "CASSOS LES BOLOSSES", et en fait, je viens de passer à la Sorbonne un mois supplémentaire ("Coucou me revoiloù !").

(Je vous demande un instant, le temps de chasser la partie de moi qui s'exprime comme à une soirée barbeuc' au Camping du Lagon).


Donc ouais, un mois supplémentaire - pourquoi, comment, hein ?

Rassurez-vous, c'est pas la nostalgie : j'y ai effectué un stage. Au début je me suis dit que faire mon stage dans ma propre Université c'était un peu comme ceux qui, en Troisième, avaient fait leur stage de découverte professionnelle avec la prof de maths (ou pire : avec les surveillants) et avaient passé leur semaine au collège (comme toutes les autres semaines de l'année) comme des gros nazes parce qu'ils n'avaient pas pris la peine de chercher un vrai stage. Mais c'est vrai que bon, si le stage de Troisième au Collège du Platane Vert, ça ne fait pas tip top sur un CV, j'avoue que la Sorbonne, tout de suite, ça pète vachement plus. Surtout à l'étranger.



- So can I see your CV ? what was your last professional experience ? oh I see, the collège du platane and the camping du lagon, wonderful... yeah...
Un employeur impressionné par le CV de Gégé, ancien grilleur de saucisses au Camping du Lagon.


- So can I see your CV ? what was your last professional experience ? WOW, LA SO-BONNE ?! BRILLIANT you're hired!
Un employeur peu impressionné par mon CV après que j'aie effectué ce stage de fin d'année à la Sorbonne.


Donc, ouais, pensant à mon CV et surtout à Gégé, j'ai décidé de faire un stage intérieur (c'est à dire dans le dedans de la fac) et ait donc enseigné, ce mois-ci, aux étudiants du DULF, le Diplôme Universitaire de Langue Française. Un diplôme barbare qui prépare des adultes non-francophones à parler français dans le but d'atteindre une aisance langagière non seulement dans les situations du quotidien mais aussi et surtout dans des situations académiques puisque le diplôme préparé par les étudiants leur permet ensuite de s'inscrire à l'Université française (eux aussi, ils veulent avoir la Sorbonne sur leur CV, je ne vais pas les blâmer !).

Anyway, on nous a préparé une petite simulation pour nous mettre en situation professionnelle. Nous étions un groupe de trois stagiaires à se partager la journée d'enseignement. J'avoue qu'il y a eu des couacs. Entre celle qui plagie (et nie même quand on lui trempe le nez dans la bouse) et celle qu'il faut rassurer (mais c'est pas grave parce qu'elle est trognon, la partie la plus compliquée du stage n'a pas été d'affronter les étudiants mais vraiment de gérer les collègues.
Pourquoi ? Parce que j'ai un caractère de




et que je ne supporte pas que les choses se déroulent autrement que de la façon dont je les avais prévues.

Malgré tout j'ai vécu une expérience incroyable : c'est très intense d'être un enseignant, et sachez que je serais dorénavant encore plus teigneuse lorsque j'entendrais quelqu'un les traiter de feignants. Préparer une heure de cours, ça m'a pris en moyenne dix heures. Ouais, dix heures.
Adapter une séance d'une heure que j'avais déjà créée l'an dernier pour un autre groupe, ça m'a pris quatre heures. Ouaip, je prends de l'avance sur le contre-argument "Ouais mais tu travailles la première année et ensuite tu glandes pendant toute ta carrière". Non. Non. NON.

Sachant que si j'avais pu, j'aurais bien préparé davantage mes séances. Elles n'étaient pas parfaites, il m'aurait peut-être fallu 12 ou 15 heures pour arriver à un niveau décent.
Ma camarade, répondant au doux nom de Plagitella Feignantistina (je vous jure !), elle, a passé environ une heure à préparer / adapter / trouver ses séances toutes faites. Résultat : c'était à chier.

Pour vous donner une idée : si un étudiant a appris quelque chose pendant l'année scolaire, alors son prof a ...... attention attention le mot qui fait débat... tra-va-illé ! OH MY GOD ARE YOU SURE OH WHOA WHAT A SCOOP I CAN'T BELIEVE IT OH WHOA WOW WHOA !

Bref. Un stage très intense mais très agréable tout de même. J'ai fait connaissance avec des gens vers lesquels soyons honnêtes je ne serais jamais allée. J'ai eu des étudiants adultes, un public qui ne m'avait jamais intéressée (et même, j'oserais le dire, qui me BARBAIT GRAVE lors des cours théoriques) et j'ai découvert que... c'est génial d'enseigner à des adultes ! La classe était incroyable, bienveillante, indulgente, intéressante, intéressée. Ils donnaient beaucoup, j'ai appris beaucoup d'eux, même si c'était moi la prof. Le dernier jour, un des étudiants, un guitariste de profession, est venu avec sa guitare pour nous interpréter un morceau (une berceuse vénézuélienne) avant de partir. Je vous l'avoue, puisqu'on est entre nous : j'ai pleuré tant c'était beau :-)

Quoi d'autre ? Ah, oui, j'ai aussi décidé d'aborder un sujet qui n'est jamais abordé en cours de langue et qui m'intéresse beaucoup : la science. Moi qui n'y connais pas grand chose, quand je discute sciences c'est souvent moi l'élève et l'autre personne qui m'apprend des choses. Ou bien récemment j'avais testé lors de mes cours d'anglais d'enseigner à mes collégiens le nom des planètes du système solaire, mais ça s'arrêtait là.
Et bien pendant le stage, BAM. J'ai décidé que j'allais en parler, puisque j'avais envie. J'ai bossé mon sujet à fond et j'ai fait une séquence sur l'Astronomie. J'ai replacé le nom des planètes, évidemment (ça, je pense que je les ai enseignées dans toutes les langues !), mais aussi la chienne Laïka envoyée dans l'espace, la mission Rosetta (et Philae), Arianespace et sa fusée Ariane 5, etc. Pour une fois, c'est moi qui disais ce que je savais.
C'était la séquence la plus jouissive de ma vie. Et quand j'ai terminé mon cours, certains étudiants ont dit "oh non, c'est déjà fini ?". Vous n'imaginez même pas comme ça m'a donné confiance en moi.

Le dernier jour, cet étudiant d'environ 35 ans qui avait beaucoup participé à l'oral pendant mon cours sur l'Astronomie et qui avait raconté comme il avait observé la comète de Halley traverser le ciel quand il était tout gamin (vous l'aurez compris en lisant cette phrase : j'ai grave flashé sur lui à ce moment là!) est venu me voir pour me dire que mon cours sur Rosetta, c'était le cours le plus intéressant qu'il avait eu dans sa vie. Il avait 35 ans. Imaginez combien de cours il a eu dans sa vie. J'ai envie de pleurer rien que de vous raconter ça.

Et le fait qu'il soit plutôt beau gosse et qu'il ait un toc qui fait qu'il fait un clin d’œil dès qu'il dit bonjour à quelqu'un, j'avoue, participe au truc.
Je n'oublierai jamais cet élève.
Ni ce stage.
Je suis vraiment heureuse.

Et je pars pour l'Australie dans moins d'un mois !
Allez, "bye", "tchô les nazes", "veni vidi vici", et "cassos les bolosses" ! *drops mic*

29/04/2016

Bye La Sorbonne!

If you read my blog, you already know that my favourite thing ever is to learn about things. I just love it. My favourite activity is to discover new things. You can say I have a knowledge collection. Always eager to hear about something I don't know. Could be anything - bugs, politics, cars, sports, space, linguistics, marketing, your personal life, etc.


But as weird as it could seem, I have never felt happy at school. I've been bullied in primary school - when I was seven - because I was from another place. Twice. My parents used to move a lot. Then I have been bullied in middle school because again, I didn't belong there according to some people. I was in quite a fancy school - people would call me a hobo or a miserable girl because I had less money than them. When I had to choose a high school, I decided to go to the one in the "poor" districts. Because I felt so ashamed where I was. And I was bullied again because I was "posh and not like [them]".
Finally, I left my mom's house to go to another high school in Paris. I haven't been bullied there, thanks God, but I didn't belong either. People thought I was weird because I wasn't living with my parents anymore. I sometimes couldn't afford books, I sometimes wouldn't be able to go to class parties because I had a job after school. Nobody else had one.


When I was about to turn 18, we had to choose what we'd do after high school. I chose La Sorbonne because I could (I was - still am - a very good student), and because I knew I'd be able to show my curriculum vitae to anyone in the world - in the US, in India, in New Zealand or Japan and they would say "Oh yeah — I've heard about La Sorbonne!". And I knew I wanted to live abroad after my studies. I had quite a lot of different experiences where I understood I didn't belong anywhere in France, not because of me but - sorry to say that - because French people are the least welcoming persons in the world, especially people from my generation. They would hate you for anything you are or seem to be.

Anyway, for all those reasons, La Sorbonne was the best choice.

It would be a lie to say I never had any problem there. Administration is still French AF, which means inefficient. Some buildings are basically nice looking ruins. Some teachers suck. But most of them are alright. And some of them are good. A few people there inspired me. And today, I am really deeply immensely nostalgic about leaving La Sorbonne forever.
Don't get me wrong, I'm stoked to be able to study in Australia next year. But I will miss La Sorbonne which has been my home for all those years. The first place where I felt like I was exactly where I should be.
Part of me has this secret hope that one day I'll go back there and teach things to young students, and maybe I'll be able to make them feel like they belong where they are.
Thank you La Sorbonne for making me discover who I was : an academic person.